RRSP vs TFSA at Different Income Levels: Real Numbers from Real Scenarios

REER vs CELI selon le revenu : scénarios réels avec chiffres concrets

Presque chaque article « REER vs CELI » se termine par la même conclusion vague : cotisez à celui qui a le plus de sens pour votre situation. Utile en théorie, inutile en pratique. Ce qui compte vraiment, c'est ce que les chiffres font à votre niveau de revenu. Un travailleur à 40 000 $ et un travailleur à 250 000 $ regardent des points d'équilibre complètement différents, des tranches d'imposition complètement différentes à la retraite, et des stratégies optimales complètement différentes. Cet article fait les vrais calculs à cinq niveaux de revenu distincts, plus quelques cas particuliers que les manuels ont tendance à sauter.

Le mécanisme, brièvement

Un REER vous donne une déduction fiscale maintenant et impose le retrait plus tard. Un CELI ne vous donne aucune déduction maintenant mais le retrait est libre d'impôt pour toujours. Si votre tranche d'imposition aujourd'hui égale votre tranche à la retraite, les deux comptes produisent des résultats mathématiquement identiques — le calcul est symétrique. Tout le jeu se résume à savoir si votre tranche future sera plus haute, plus basse, ou la même qu'aujourd'hui.

Scénario 1 : Revenu de 40 000 $ (Ontario)

À 40 000 $ en Ontario, votre taux marginal d'imposition est d'environ 20 %. C'est inférieur à la plupart des scénarios raisonnables de revenu de retraite. Si votre revenu de retraite atterrit à 50 000 $ ou 60 000 $, votre taux marginal au retrait serait de 30 % ou plus.

Le calcul : Mettre 5 000 $ dans un REER à 20 % vous donne 1 000 $ d'économies fiscales maintenant. Retirer les mêmes 5 000 $ (plus la croissance) à la retraite à 30 % signifie redonner plus en impôt que vous n'avez économisé. Le CELI gagne clairement ici.

Il y a aussi un problème de prestations. Le retrait d'un REER à la retraite compte comme revenu imposable, ce qui peut récupérer le Supplément de revenu garanti (SRG) à 50 cents par dollar. Pour les retraités à faible revenu, ce taux d'imposition effectif sur les retraits du REER peut dépasser 65 %. Le CELI n'affecte pas du tout le SRG.

Recommandation : CELI en premier. Utilisez le REER seulement pour l'appariement de l'employeur, le cas échéant.

Scénario 2 : Revenu de 80 000 $ (Ontario)

C'est le niveau de revenu où les calculs deviennent intéressants. Le taux marginal combiné en Ontario est d'environ 30 %. La plupart des retraités avec cet historique de revenus se retrouvent avec un revenu de retraite autour de 50 000 $ à 65 000 $, plaçant leur taux marginal au retrait autour de 25-30 %.

Le calcul : Les tranches sont assez proches pour que l'un ou l'autre compte produise des résultats à vie similaires, mais le REER prend une longueur d'avance grâce à deux facteurs. Premièrement, la fenêtre de croissance libre d'impôt pour la déduction (30 % économisés maintenant, peut-être 27 % payés plus tard) est en votre faveur. Deuxièmement, la déduction peut être reportée à une année à revenu plus élevé si vous prévoyez que votre revenu augmentera.

Recommandation : Divisez les cotisations entre les deux. Utilisez le REER pour la majorité et le CELI pour l'épargne accessible en cas d'urgence.

Scénario 3 : Revenu de 150 000 $ (Ontario)

Le taux marginal combiné saute à environ 43,41 %. Même un revenu de retraite agressif de 100 000 $ vous met à un taux marginal autour de 33 %, laissant un écart de 10 points de pourcentage.

Le calcul : Une cotisation REER de 25 000 $ à 43 % économise 10 852 $ d'impôt maintenant. Retirer ces 25 000 $ plus 30 ans de croissance (disons qu'ils doublent deux fois à 100 000 $) à un taux de 33 % coûte 33 000 $ d'impôt. La valeur de la déduction plus la croissance avec report d'impôt produit un résultat substantiellement meilleur que le CELI à ce niveau de revenu.

Recommandation : Maximiser le REER d'abord, puis remplir le CELI.

Scénario 4 : Revenu de 250 000 $ (Ontario)

Le taux marginal est maintenant de 53,53 % — la tranche supérieure combinée fédérale et provinciale. Les cotisations REER deviennent extraordinairement précieuses.

Le calcul : Une cotisation REER maximale de 32 490 $ économise 17 396 $ d'impôt. Même si votre tranche de retraite est aussi au sommet (ce qui est rare à moins que vous ayez un revenu de placement non enregistré significatif), vous bénéficieriez encore de décennies de croissance avec report d'impôt à l'intérieur du compte.

À ce niveau de revenu, le REER ouvre aussi des stratégies de fractionnement du revenu. Les REER de conjoint permettent à un conjoint à revenu élevé de financer la retraite d'un conjoint à revenu plus bas, avec des retraits imposés au taux du conjoint à plus faible revenu. Cela peut économiser 10 à 15 points de pourcentage supplémentaires sur chaque dollar de retrait.

Recommandation : Maximiser le REER personnel, maximiser le REER de conjoint, puis remplir le CELI.

Scénario 5 : Parent au foyer ou travailleur à temps partiel

Si vous ne gagnez pas beaucoup de revenu imposable — restant à la maison avec les enfants, prenant soin d'un parent âgé, travaillant à temps partiel pendant une pause de carrière — le REER a très peu de sens. Vous ne pouvez pas utiliser efficacement la déduction parce que votre taux d'imposition est déjà bas ou nul.

Le CELI est le bon outil ici. Vous bâtissez des droits libres d'impôt chaque année peu importe si vous gagnez un revenu, et les retraits n'affectent jamais aucune prestation ou crédit. Si votre conjoint est à revenu élevé, il peut aussi vous offrir de l'argent à mettre dans votre CELI sans déclencher les règles d'attribution du revenu qui s'appliquent aux cadeaux allant dans d'autres types de comptes.

Recommandation : CELI seulement, financé par le conjoint le cas échéant.

Scénario 6 : Retraité qui retire des comptes

Si vous êtes déjà retraité et choisissez de quel compte retirer, l'ordre compte plus que les gens ne le réalisent. Le conseil standard est de vider d'abord les comptes non enregistrés, puis les REER, puis les CELI — mais c'est faux pour de nombreux retraités.

Un meilleur ordre par défaut : de petits retraits REER en premier (pour remplir vos années à faible revenu avant que les minimums obligatoires entrent en vigueur à 71 ans), puis les comptes non enregistrés, puis le CELI en dernier. Cela minimise l'impôt à vie en répartissant les retraits REER sur plus d'années plutôt que d'être frappé par de gros retraits forcés plus tard.

La complication « je pourrais déménager de province »

Les taux d'imposition provinciaux varient significativement. Les retraités albertains paient beaucoup moins d'impôt que les retraités ontariens sur le même revenu. Si vous prévoyez déménager de l'Ontario à l'Alberta à la retraite, votre baisse de taux marginal effectif penche encore plus le calcul vers le REER. L'inverse — Alberta à Ontario — pousse vers le CELI.

FAQ : Vraies questions des vraies personnes

Q : Mon employeur appariera les cotisations REER jusqu'à 5 %. Devrais-je toujours prendre l'appariement avant de faire autre chose ?
R : Oui, à chaque fois. Un appariement de 50 % ou 100 % est un rendement immédiat garanti qu'aucune autre stratégie fiscale ne peut battre. Prenez l'appariement complet avant de cotiser un dollar à quoi que ce soit d'autre, y compris le CELI.

Q : J'ai 35 ans avec un revenu de 90 000 $. Devrais-je faire le REER ou le CELI d'abord ?
R : À 90 000 $ dans la plupart des provinces, le REER est légèrement meilleur mathématiquement. Mais si vous n'avez pas encore bâti trois mois d'épargne d'urgence, remplissez d'abord le CELI parce que vous pouvez accéder à l'argent sans pénalité fiscale si nécessaire.

Q : J'ai gagné 50 000 $ l'an dernier mais je m'attends à gagner 130 000 $ l'an prochain. Que devrais-je faire ?
R : Cotisez à votre REER cette année mais ne réclamez pas la déduction. Reportez-la à l'an prochain, lorsque votre taux marginal sera beaucoup plus élevé. L'ARC permet le report illimité des déductions.

Faites passer différents montants de cotisation REER et CELI par notre calculateur d'impôt sur le revenu du Canada pour voir exactement comment chacun affecte votre facture d'impôt à votre niveau de revenu spécifique.

Daniel Reid

Rédacteur en chef

Daniel Reid écrit sur l'impôt personnel canadien — REER, CELI, CELIAPP, règles de production de l'ARC et différences provinciales — pour Canada Tax Calculator. Chaque article est recherché en regard des publications actuelles de l'ARC et des annonces des ministères provinciaux des finances, puis recalculé indépendamment avant publication.

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